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Amis détectives, bonjour !

Aujourd’hui je reçois Haydée Bouscasse de Travelplugin.

Haydée me connait et me soutient depuis le tout début de Niches Détective. Je suis très heureux qu’elle participe à cette série d’interviews.

Accrochez-vous ça va envoyer, car elle ne mâche pas ses mots.

Du monde la finance à la rédaction Web, il n’y a qu’un pas, ou presque ! Accompagnée de son compagnon de route Tony, fonctionnaire reconverti en content marketer, ils se sont lancé dans la rédaction Web, le copywriting et la formation en ligne – tous deux assoiffé de liberté. Quelques années plus tard, leurs activités se sont bien développées. Le blog Travelplugin génère plus de 50 000 visiteurs par mois et compte pas moins de 15 000 abonnés à sa newsletter.

J’apprécie les personnes pragmatiques, qui apportent beaucoup de valeur, sans tromper ni vendre du rêve.

Haydée et Tony en font partie.

Allez c’est parti mon kiki (oui on peut encore dire ça en 2021)

Salut Haydée ! Merci d’avoir accepté l’invitation 🙂

Comment vas-tu ? Où es-tu géographiquement ?

Comment se sont passés les derniers mois pour votre activité ?

Merci Adrien ! Tout va bien pour Tony et moi dans notre petite bulle de nature.

Nous vivons en Serbie depuis 3 ans maintenant.

Plus très nomade digital dit comme ça…

Pourquoi ?

Après 9 ans de nomadisme digital dans une vingtaine de pays, nous nous sommes posés pour la naissance de notre fille à Belgrade.

Un enfant en bas âge a besoin de stabilité les premières années de sa vie. Et déménager tous les 3 ou 6 mois avec l’attirail du nouveau-né dans son sac à dos est une folie – même pour des ultras minimalistes comme nous.

Nous attendons donc de voir grandir notre puce pour reprendre la route…si la contrainte des Mesures Covid se tasse entre temps (mais ça, c’est une autre histoire).

Dans tous les cas, nous sommes heureux dans notre petite campagne serbe, au pied de la montagne Fruska Gora.

Côté activités, nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin :

  • Nos prestations freelances copywriting et marketing de contenu se portent bien.

Pas étonnant avec l’explosion des entreprises qui cherchent à développer leur présence en ligne.

Nous avons pris en charge la stratégie de contenu de 5 clients depuis début 2021. Et pas des prestations « one-shot » du style : 1 ou 2 articles et salut… Je parle d’une VRAIE stratégie de contenu à long terme ayant pour objectif de décupler le trafic et le taux de conversion en abonnés ou en clients.

Il y a une grosse différence entre rédiger un article SEO dans le seul but de « ranker » sur Google – et une pièce de contenu élaborée, intemporelle, qui engage, fidélise et convertit ses lecteurs – comme ton article qui explique comment créer un blog.

  • La session 2020 de notre cours en ligne 1k1mois pour se lancer en freelance, coach ou consultant en parallèle de son job a accueilli plus d’étudiants que les 3 dernières sessions.

Le bouche-à-oreille sûrement… Mais je pense également que la perspective d’une catastrophe économique induite par les confinements a réveillé pas mal de salariés.

Ils se sont dit :

« Merde… et si je perdais mon CDI ? »

Voilà des années que nous expliquons que développer un business en parallèle est le seul moyen de t’octroyer une sécurité que tu contrôles à 100%. D’abord, pour obtenir un complément de revenu évolutif, puis pour exercer à plein temps le jour où la crise et le chômage tapent à ta porte.

  • Le pilote de notre dernier cours en ligne « Valide & Vends » pour trouver son offre et la valider avec des clients payants est un succès.

Nous avons eu d’excellents retours de nos étudiants pilotes (early adopters). Et nous sommes en train d’améliorer le cours grâce à leurs feedbacks en vue de son lancement officiel.

À suivre…

Certes, nous n’en vendons qu’une dizaine par mois, car il n’est pas sur Amazon. Mais avec le peu de visibilité qu’il a, cela nous satisfait. Et nos clients sont tous ravis de l’avoir en main pour se lancer. Voilà le plus important pour nous. 🙂

Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours pour les lecteurs qui ne te connaissent pas?

Quand je suis sortie de mon école de commerce, j’ai enchaîné les emplois de cadre financier dans les grosses boîtes. Une « belle vie » de Parisienne aisée profitant de ses voyages d’affaires…

Mais je ne parvenais jamais à rester longtemps dans la même entreprise : trop corporate, trop inhumaine. Et donner mes plus belles années à des multinationales qui te voient comme un outil jetable, avec des collègues coincés du cul me rendait malade.

Alors, j’ai tout plaqué pour vivre en Argentine en faisant quelques missions de traductrice et de webmaster en freelance.

À mon retour en France, j’ai démarré mon blog. Un simple blog de voyage. Mais j’y ai appliqué les techniques webmarketing apprises sur le tas – et il a décollé. J’ai donc commencé à les enseigner aux blogueurs-voyageurs.

Voilà comment tout a commencé.

Le reste est une succession d’apprentissages des métiers du Web avec Tony qui m’a rejoint dans l’aventure.

  • Nous avons développé nos compétences.
  • Nous sommes devenus rédacteurs Web.
  • Et nous avons vendu toutes nos affaires pour devenir SDF nomades digitaux.

Taïwan

Ensuite ?

Nous avons changé la ligne éditoriale du blog pour enseigner à nos lecteurs comment devenir freelances (et accessoirement nomades, comme nous).

Ce qui nous a finalement amenés à ajouter notre casquette d’infopreneurs… ou plutôt, de formateurs en ligne. Car nous ne vendons pas simplement des produits d’information en automatique. Nous accompagnons chaque étudiant dans son apprentissage avec pédagogie.

Tout ça pour dire qu’il ne faut surtout pas confondre « formation » et « information ». J’y reviendrai plus bas.

Retrouvez le parcours de Haydée et Tony sur cette page à propos

Pourquoi avoir choisi la rédaction Web à vos débuts ? Comment vous-êtes-vous formés ?

Parce que c’était l’un des métiers du Web les plus simples, haha ! En tout cas, l’un des plus faciles à débuter parmi les 78 activités en ligne que je détaille ici.

Bon, je déconne à moitié. À l’époque, c’était peut-être le cas, mais 10 ans plus tard, la rédaction Web a beaucoup évolué…

En fait, à force d’écrire sur notre blog (et ailleurs), de travailler le SEO et d’appliquer les bonnes pratiques webmarketing, nous avons fidélisé une belle audience. Alors, pourquoi ne pas le faire pour les autres ?

Voilà le vrai cheminement.

Et puis, Tony avait déjà un super niveau de rédaction – qu’il a su me transmettre.

Comment nous sommes-nous formés ?

Sur le tas, en autodidactes, et avec des formations en ligne anglo-saxonnes. Les Américains ont toujours 5 à 10 ans d’avance sur nous.

Quelle a été votre stratégie au début ? Comment avez-vous obtenu vos premiers clients ?

Là, je vais peut-être te décevoir, mais nous avons tout fait en direct. Pas de site, pas de blog pour nous aider à trouver des clients.

Certes, Travelplugin existait déjà. Mais en dehors d’une notoriété dans le blogging-voyage, il ne nous a pas servi à grand-chose – et sûrement pas à trouver nos premiers clients.

Voilà quelque chose d’extrêmement contre-intuitif :

Internet pousse les entrepreneurs débutants à faire les choses à l’envers… Ils développent leur média en ligne (site, blog, pages pros de réseaux sociaux) AVANT de valider leur idée de business avec des clients qui payent.

Bien sûr, si tu souhaites créer un blog de niche pour vendre des produits ou services en affiliation, tu dois commencer par cela. Mais en dehors de ce business model (et d’un ou 2 autres très spécifiques), tous les business peuvent être lancés manuellement – même pour vendre des produits.

Maintenant, imagine que tu veuilles devenir freelance, coach ou consultant. Qu’est-ce qui va te rapporter de l’argent concrètement ? Ton blog ou tes services ?

Et quand je vois des débutants qui se focalisent sur des actions secondaires ultras chronophages AVANT d’apprendre à rentabiliser leurs activités d’indépendants, je me dis que la révolution numérique les a piégés…

La plupart du temps, pour te lancer, tu n’as pas besoin de ton média en ligne, de webmarketing, de SEO, de page pro Facebook ou Instagram, de cartes de visite, etc. Pas à tes débuts.

J’appelle cela : « Jouer au business ».

En clair, tu peux taffer comme un chien pour avoir le meilleur site du monde, si tu n’as pas testé et éprouvé ton business en amont tu n’obtiendras aucun résultat.

Le plus important est de valider ton idée d’activité avant tout :

  • Cibler les bons prospects
  • Créer des offres qui répondent à leurs problèmes ou besoins RÉELS
  • Démarcher en direct en sachant vendre les bénéfices
  • Confirmer la rentabilité de ton idée en la soumettant à tes prospects

Notre cours gratuit en 7 leçons « Trouver son idée de business profitable » est dédié à cette validation :

Un cours de bien meilleure qualité que de nombreuses formations payantes – et nous en avons acheté un paquet…

Enfin, une fois que tu es sûr de la viabilité de ton business, et SEULEMENT à ce moment-là, tu peux « t’amuser » à développer ton média.

Quand on y pense, c’est une bonne nouvelle, car un débutant peut focaliser tout son temps et ses efforts sur à peine 1% des actions préconisées par les gourous d’Internet. Sacrée économie !

Bref, pour en revenir à nous, nous avons simplement contacté des entreprises en direct – avec des mails à froid extrêmement ciblés – pour leur proposer nos services. Cela peut paraître simpliste, mais si tu le fais de manière stratégique, c’est ultra efficace. Car tu obtiens des résultats rapides et mesurables.

Simplement, cela demande de sortir de sa zone de confort, de s’exposer, d’aller au-devant des gens – et pas juste de passer son temps sur le design de son site ou la rédaction de ses articles, bien planqué derrière son ordi.

À quel moment est arrivé le site Chèvre Chaud ? Quelle a été son importance ? (notamment en termes de contacts entrants / de CA généré)

Eh bien, voilà la preuve de ce que je viens de dire plus haut :

Nous avons créé Chèvre Chaud en 2015. Il bénéficiait du tremplin de Travelplugin pour générer des visites. Et pourtant… il ne nous a apporté qu’une poignée insignifiante de clients par rapport à notre stratégie de démarchage en direct.

Concrètement, si Chèvre Chaud nous rapporte 10% de nos 50 à 60k€ de CA annuel pour nos activités en freelance, c’est déjà pas mal.

Comprends-moi bien : je ne dis pas qu’un site vitrine d’entreprise ne sert à rien !

Si tu mets en place une bonne stratégie pour générer du trafic, engranger des abonnés à ta newsletter et vanter tes offres avec des campagnes d’emailing bien ficelées, c’est extrêmement efficace… Mais c’est bien plus long et difficile que de démarcher en direct. Sans compter les nombreuses compétences techniques que cela demande.

Vu que nous avions déjà validé nos activités en freelances, nous aurions pu faire ce travail, et nous aurions amélioré l’efficacité de Chèvre Chaud – c’est certain.

Mais nous faisons déjà ce boulot avec Travelplugin. Ajoute à cela la construction et la promotion de nos cours en ligne, et tu comprends pourquoi nous n’avons pas le temps pour cette tâche avec Chèvre Chaud.

Pire ! Depuis 2015, nous avons explosé en termes de compétences – passant de rédacteurs Web à content marketers & copywriters – mais nous n’avons toujours pas trouvé le temps de mettre à jour le contenu de Chèvre Chaud…

Bref, 5 ans plus tard, le site nous dessert plus qu’il ne nous aide pour convertir nos prospects en clients.

Encore un truc ajouté à notre To Do List longue comme le bras. 😉

5bis) “Chaque année 600 0000 personnes lisent nos contenus” .(BRAVO!)

Quand tu regardes en arrière, qu’est-ce qui a été le plus dur finalement ?

Eh bien, de changer de ligne éditoriale (et de cible) trop souvent.

Nous sommes passés de blog de voyage loisir :

Et nous sommes en train d’élargir notre niche aux infopreneurs et Web-entrepreneurs.

Le plus dur là-dedans ?

Devoir recréer du contenu de qualité pour une audience différente à chaque changement de ligne éditoriale.

Toujours avec le sourire.

Quelle est la principale erreur que vous avez faite au début ?

Comme je le disais, c’est d’avoir créé notre site avant de construire et de valider des offres concrètes.

Un exemple classique de ce qu’il ne faut pas faire :

Quand nous sommes passés à la niche nomade digitale sur le blog, nous pensions proposer nos conseils, ainsi qu’un guide payant.

OK !

Emballés par l’idée, nous avons modifié les mots-clés du site, écrit un paquet d’articles, créé un guide gratuit spécial nomade digital pour qualifier nos abonnés, communiqué notre changement de ligne éditoriale sur nos réseaux, et j’en passe.

Un boulot de dingue ! Pour nous rendre finalement compte que :

  • La niche « nomade digital » était très restreinte dans le monde francophone en 2014 > nos visites mensuelles nous l’ont confirmé.
  • Les nomades digitaux n’avaient pas la volonté de payer pour des conseils > bien plus intéressés par le fait de trouver des clients pour leur activité.
  • La plupart n’avaient de toute façon pas la capacité de payer > ce n’est pas pour rien qu’une bonne partie d’entre eux vivaient dans des pays à très bas coût comme la Thaïlande.

Boum ! Grosse désillusion.

Si nous avions validé nos offres avant de nous occuper du blog :

  • Nous aurions tout de suite su que notre idée n’était pas profitable.
  • Nous n’aurions pas passé des mois à faire un blog pour les nomades digitaux.
  • Nous aurions pu passer à autre chose très rapidement.

Là, nous étions obligés de trouver une nouvelle idée… et de tout changer à nouveau.

Voilà comment de centaines de débutants se lancent à fond dans la création d’un blog puis, devant zéro résultat (pas de trafic, pas d’engagement, pas de vente), abandonnent au bout de 6 mois (dans le meilleur des cas !).

« Quoi ?! Je dois tout recommencer à zéro ? Laisse tomber… »

Et je les comprends.

Après, je ne me plains pas de toutes ces erreurs passées, car elles nous permettent d’aider les indépendants en ligne à réussir aujourd’hui.

Simplement, à l’époque, nous n’avons eu personne pour nous montrer la voie la plus rapide et pertinente. Nous avons suivi les conseils des webmarketeurs influents qui te disent de faire tout et n’importe quoi.

Et bien que nous ayons énormément appris, cela nous a fait perdre beaucoup de temps pour vivre de nos activités.

Comment vois-tu l’avenir des blogs ?

Difficile à anticiper… Ce qui est certain :

Les blogs professionnels ne risquent pas de mourir de sitôt. Ils seront toujours la meilleure source de trafic pour un business en ligne. Et pour peu de se constituer une liste d’abonnés, ils seront toujours source de clients – avec une bonne stratégie emailing, évidemment.

En clair, l’avenir des blogs n’est envisageable qu’avec une newsletter associée (ce qui est déjà le cas aujourd’hui). Car…

Le pouls d’une entreprise en ligne est les abonnés à sa newsletter.

Pourquoi ?

  1. L’email marketing surpasse tous les autres canaux du marketing en ligne. 40 fois plus puissant que Facebook ou Instagram en termes d’acquisition de clients.
  • Tu es propriétaire de tes moyens de communication. Tu ne seras donc jamais soumis aux algorithmes des réseaux sociaux en perpétuelle évolution – ni à leur bon vouloir en termes de visibilité (par exemple, 1% de tes followers voient tes posts sur Facebook). Bref, tu as le contrôle !
  • C’est évolutif, adaptable et réutilisable à souhait. Grâce à la puissance de l’automatisation des emails, une fois que tu as écrit un excellent mail, tu peux l’utiliser encore et encore… que tu disposes de 100 ou de 100 000 personnes sur ta liste.
  • Avoir une liste d’abonnés à tes emails signifie avoir une relation privilégiée (et de confiance) avec ton public, que tu peux joindre ou solliciter à ta guise.

Maintenant…

Même si le blog n’est pas prêt de mourir, il demandera à son propriétaire de s’adapter aux désirs d’une audience de plus en plus exigeante – et de moins en moins dupe.

Et avec 2 millions de blogs créés et 92 millions d’articles publiés chaque jour dans le monde, il faut pouvoir sortir du lot.

La meilleure façon de s’en sortir ?

Créer un contenu gratuit de GRANDE qualité !

Il y a encore quelques années, tout le monde pouvait atteindre la première page des SERPS Google « assez » facilement avec un contenu médiocre, mais optimisé. Et les gens s’inscrivaient facilement à une newsletter.

Ce n’est (presque) plus le cas aujourd’hui.

Les internautes cherchent avant tout des contenus exploitables immédiatement, qui répondent à leurs problématiques spécifiques.

De plus, ils réfléchissent davantage avant de donner leur adresse mail – même contre de l’information de qualité -, car leur boite se retrouve vite submergée. Et ils n’hésitent pas à spammer du contenu qu’ils ont eux-mêmes demandé à recevoir au départ.

Conclusion : l’efficacité d’un blog sera de plus en plus rude à maintenir dans les années à venir.

La part de marché de l’e-learning mondial est aujourd’hui de plus de 190 milliards de dollars. On estime que d’ici 2025, il devrait atteindre les 325 milliards de dollars. C’est un marché en pleine expansion” Source : https://www.callimedia.fr/e-learning-chiffres-et-tendances-du-marche/

Qu’est-ce que cela t’inspire ?

Cela m’inspire un sentiment mitigé.

D’un côté, je trouve que c’est une excellente chose, car cela rend la connaissance accessible à la majorité.

D’un autre côté, je me méfie des effets pervers qui peuvent impacter la qualité de l’enseignement…

Bien que l’on vante les meilleurs résultats de l’e-learning par rapport à l’enseignement en présentiel, l’interaction avec un formateur est importante pour mettre en pratique et vérifier l’acquisition du savoir. En écoutant ses étudiants, en s’adaptant à eux et en répondant à leurs questions, un prof leur donne bien plus de chances de réussite.

Aussi, lorsque l’article de Callimedia parle du fait que le fast learning (formation de moins de 15 minutes) et le microlearning (formation de moins de 2 minutes) deviennent la norme, bah… je doute que ces formats permettent d’intégrer de solides connaissances.

Exacerber la facilité et le ludisme de l’enseignement, OK. Mais il ne faudrait pas le faire au détriment de sa qualité.

C’est un peu comme la chute du niveau de l’enseignement dans l’éducation nationale qui abêtit la jeunesse depuis des décennies. En clair, une fabrique à crétins…

Ou à cerveaux de singe…

Je sais, je ne vais pas me faire que des amis là, haha ! Mais je m’en fous.

Bref, je ne remets pas en cause l’e-learning, mais je pense qu’une formation digne de ce nom ne peut pas être réduite à ce point. Et la plupart du temps, l’émulation avec un formateur reste déterminante – que ce soit en présentiel ou en visio.

Voilà pourquoi nous tenons à accompagner nos étudiants avec notre cours en ligne 1k1mois. Ce n’est pas du « blended learning » (mix d’e-learning et de présentiel) puisque nous interagissons avec eux à distance. Mais nous sommes présents tout au long du cours, et à l’écoute.

Une dernière chose…

Cette explosion de l’e-learning comporte un autre effet à double tranchant : n’importe qui peut se proclamer formateur – pour le meilleur ou pour le pire. Ce qui nous amène à ta question suivante…

On voit de plus en plus d’infopreneurs lancer des formations, mais tous ne triomphent pas. Le marketing, l’image de marque et la confiance vont devenir réellement indispensables pour avoir des résultats, penses-tu que cela va (enfin) enterrer les vendeurs de rêve ?

NON !

Pour reprendre les mots de l’excellente Lycia Diaz dans ton interview : « Les vendeurs de rêve existeront tant qu’il y aura des gens qui ont besoin de rêver ! »

Et j’en rajouterais une couche :

Généralement, les vendeurs de rêve sont les plus visibles sur la toile, car ils maîtrisent bien mieux le webmarketing, le réseautage et les partenariats qu’un formateur 2.0 super compétent.

C’est regrettable, mais le marketing et l’image de marque sont mieux gérés par les pipoteurs.

Reste la confiance. Et là encore, il ne faut pas se faire trop d’illusions…

Dans une discussion avec Charles Dereeper du site ObjectifEco (un trader qui ose dire l’indicible), il m’assurait que la majorité des gens préfèrent rêver avec des formations de merde marquetées à la sauce : « devenir riche sans rien foutre », plutôt que d’en suivre une venant d’un gars de confiance qui a fait ses preuves – mais moins « agressif » et tape-à-l’œil dans sa manière de vendre.

A-t-il totalement raison ? J’ai tendance à le croire… même si chaque point de vue reste subjectif.

Et cela voudrait dire qu’au-delà de leur crédulité, « les acheteurs de rêves » réagissent tellement à l’émotionnel qu’ils achètent de la merde – même quand ils savent que c’en est !

Enfin, concernant les infopreneurs, je te recommande de lire cet article de Thierry Dubois, de Marketing Bienveillant. Il démontre que le marché de l’infopreneuriat est cloisonné par quelques gourous détenant des listes colossales d’abonnés :

  • Ils créent des formations hors de prix avec des promesses de gains bidon
  • Ils siphonnent les listes des plus petits grâce à l’affiliation
  • Ils ouvrent la porte de leur « Club Privé » à leurs meilleurs acheteurs
  • Ils obtiennent de beaux témoignages de leur part pour crédibiliser leur méthode…

Et ils n’ont plus qu’à plumer les 99% restants conquis par ces témoignages.

Comme quoi, même la confiance peut se falsifier.

Bon, je dresse un tableau au vitriol du marché alors qu’il existe des infopreneurs éthiques et compétents (heureusement !)… mais ce ne sont clairement pas ceux qui gagnent les plus gros revenus.

Si je devais résumer tout cela avec des chiffres, je reprendrais ceux de l’article de Boris Foucaud :

  • 5 % des infopreneurs réalisent un chiffre d’affaires de plus de 100 000 €/mois.
  • 10 % gagnent en moyenne 24 000 €/mois.
  • 80 % gagnent moins de 1000 €/mois (en brut).

Bref, 80 % des infopreneurs ne gagnent pas leur vie avec cette activité.

Le comble ?

Le meilleur public des infopreneurs qui réussissent est… les infopreneurs qui ne réussissent pas !

Quel est ton meilleur conseil pour quelqu’un qui hésite à lancer son blog ou son activité en ligne ?

Deux conseils…

  1. Prépare-toi bien en amont.

Trouve et valide ta niche AVANT de te lancer dans la création de ton blog. C’est ce qui déterminera tout le contenu que tu créeras et la facilité avec laquelle tu seras capable de le créer.

Un exemple flagrant :

Lorsque tu as identifié le profil type de ton client idéal (ton persona), tu peux rentrer dans sa tête pour connaître ses espoirs, ses rêves, ses douleurs, ses peurs, ses barrières, ses incertitudes, ses objections, etc.

Ainsi, tu auras toute la matière nécessaire pour écrire des articles, des landing pages et des pages de vente qui viendront répondre à chacune de ces émotions.

Ne fais pas ce boulot préalable et tu mèneras la barque de ton blog à l’aveuglette – sans obtenir de résultats concrets.

Beaucoup de débutants ne font pas ce travail, car ils pensent que c’est chiant et difficile. En tout cas, c’est moins fun que de créer son logo. Mais avec une bonne méthode, c’est beaucoup plus simple que tu l’imagines – et toute la suite de ton travail sera d’autant plus facile (et efficace !).

  • Soit conscient du boulot que tu devras fournir pour réussir avec ton blog.

Intégrer la courbe d’apprentissage des logiciels, écrire des articles régulièrement, constituer ta liste d’abonnés, communiquer constamment avec eux, créer tes offres, ton marketing, etc.

Toutes ces actions sont CHRONOPHAGES, demandent de gros efforts et une régularité métronomique !

Bien sûr, la satisfaction que tu en tireras sera énorme. Perso, mon blog professionnel est l’une des choses les plus gratifiantes que j’ai pu faire dans ma vie…

Mais tu dois être conscient de ce qui t’attend.

Ne crois pas ceux qui te disent que tu gagneras des revenus passifs en un claquement de doigts grâce à un blog. Tu bosseras plus d’heures que n’importe quel salarié. Mais si tu fais les choses correctement, le retour sur ton investissement (en temps et en énergie) sera formidable :

  • Tu passeras de consommateur à créateur
  • Tu gagneras des revenus en toute indépendance (je te le souhaite !)
  • Tu aideras les autres de manière concrète
  • Et tu en tireras une grande fierté

Et l’éternelle question : faut-il choisir une niche qui nous passionne, ou une niche en fonction de son potentiel commercial ?

Les deux mon capitaine !

Après…

Exercer une activité qui nous plait assez pour l’exercer de nombreuses années est crucial, c’est indéniable. Mais le potentiel commercial me semble quand même un peu plus important.

Je ne ferai pas de grand discours ici. J’encourage plutôt tes lecteurs à lire mon article : Suis ta passion » est un mauvais conseil. Fais plutôt ceci…

Quelles sont selon toi les causes principales d’échec dans le blogging ?

Je me suis assez étalée sur le sujet dans tes questions précédentes. Mais si je devais le résumer en une formule :

Manque de préparation > pas de résultats mesurables > découragement devant la charge de travail effectuée dans le vent > abandon.

Qu’est-ce que tu ferais si demain tu devais repartir de 0 ? (pas de trafic, pas de réseau, pas de compétence)

Je me formerais plus tôt pour éviter les erreurs qui m’ont fait perdre tant de temps.

Mais bon, c’est facile à dire quand on a l’expérience. Chaque personne doit expérimenter ses propres erreurs. Car analyser et corriger ses erreurs est la base de la réussite.

Quel est ton blogueur/entrepreneur préféré et pourquoi ?

Alors, mon blogueur préféré est… suspens…

Eh bah non ! Je n’ai pas de « préféré » Adrien. Chaque blogueur/entrepreneur qui m’a influencée a apporté une petite pierre à mon édifice personnel.

En fait, je n’ai jamais aimé la question du « préféré », car la réponse est toujours trop réductrice.

C’est comme si je demandais à ma fille : « Quel fruit préfères-tu ? ». Elle me répondrait : « Les fraises… et les cerises… et les abricots… et… ». Bref, tu as saisi.

Tu as beaucoup voyagé. Quel a été un de tes meilleurs souvenirs ?

Wow ! Trop dur…

En fait, comme pour ta question précédente, je serais incapable d’en sortir un du lot. Chaque tranche de vie dans un pays nous a apporté des souvenirs uniques et impérissables – et surtout les rencontres que nous avons faites.

Alors, par esprit de contradiction, je ne parlerai pas de « meilleur souvenir », mais de l’un de nos moments les plus marquants : au Pérou.

Lors de notre passage à la frontière péruvo-équatorienne de Tumbes, à 4h du mat, nous nous sommes fait agressés par 3 Péruviens avec des machettes. Ils en voulaient à nos affaires.

Tony a fait face pour sauver ses sacs, tandis que je m’enfuyais à toutes jambes dans la direction opposée avec mes 25 kg sur le dos.

Ils se sont sauvés devant la détermination de Tony, mais sont revenus en moto-taxi pour le prendre par surprise. S’en est suivi une baston dans laquelle ils ont réussi à prendre l’un de ses sacs pour tenter de l’emporter dans leur tuk-tuk.

Tony a plongé sur le voleur resté à l’arrière du véhicule. Et ils ont fini par se faire traîner sur le sol en mode ski nautique sur 800 mètres. Tony a été obligé de lâcher, car ses chaussures ont littéralement fondu sur le bitume avec la vitesse ! Quant au voleur, il était pied nu… Aïe !

Conclusion : un sac volé, mais les 3 autres sauvés. Tony en a gardé deux cicatrices : une méchante brulure au pied et une entaille de pointe de machette à la nuque…

Bizarrement, nous voyons cela comme un « bon » souvenir aujourd’hui. Et nous en rigolons chaque fois que nous le racontons. Surtout en imaginant l’état des pieds du voleur, héhé !

Quelles sont tes activités favorites durant ton temps libre ?

Avec une petite fille de 2 ans et demi que nous ne déléguons pas, « temps libre » a changé de signification pour nous.

Aujourd’hui, mes activités favorites consistent à accompagner ma fille à :

  • Sauter partout et grimper aux arbres
  • Observer les sangliers dans la forêt
  • Attraper les libellules et les grenouilles du Danube
  • Découvrir les plats serbes de tous les restos alentour

Avant, c’était différent. 😉

Sauf pour les restos.

Bon, ça ne fera sûrement pas rêver tout le monde, mais il n’y a rien de plus gratifiant que le bonheur et l’émerveillement de son enfant. Peut-être que tu le vivras bientôt. 😉

Quelle musique passe en boucle dans tes écouteurs en ce moment ? 🙂

Pas de musique en boucle pendant mes temps libre. Juste le chant des oiseaux. Ils sont tellement nombreux et différents là où nous vivons que c’est un bonheur d’écouter leur symphonie. Et cela nous permet d’enseigner leur nom à notre fille.

Je ne travaille pas non plus en musique. Le silence est d’or pour me concentrer.

Maintenant, les quelques fois où je mets de la musique, c’est Pink Floyd qui revient le plus souvent.

Un grand merci Haydée et Tony pour votre participation !

Note : Retrouvez Haydée et son parcours dans l’article “21 experts partagent leurs secrets pour créer un blog rentable” publié en avril 2020 sur Niches Détective.

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